Corinne Javelaud

L'appel des rizières


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2010




L'agenda des dédicaces 2011 est dorénavant consultable sur la page
"La perle de Naples"
Nouveauté Automne 2011

C'est au salon du livre de Caen en 2009, en présence de mon préfacier, que j'ai dédicacé ce livre pour la première fois. Il a fait l'objet d'une longue interview sur les ondes de RCF, puis tous les sites référençant le Vietnam en ont fait éloge. Présenté au salon du livre de Paris, Bruxelles, à la Fnac de Genève, au salon du livre de la mer à Noirmoutier, au salon du livre de Rouen, de Cabourg et de Granville, aux mots doubs de Besançon, il reste le compagnon idéal de vacances exotiques à la vapeur d'encens...

Dans la presse
Un condensé accessible

L'auteur poursuit son tour du monde romanesque et à l'image d'un Philéas Fog, le héros de Jules Verne, chaque étape est source d'aventures, d'intrigues, de découvertes. Cette fois-ci, elle ne peut résister comme son personnage principal, à l'appel des rizières. Ponctué de références aux écrits du Grand Maître Lao-Tseu, ce roman nous mène au coeur de l'extrême-orient vers une quête mystérieuse et subtile.
Le Pays-d'Auge (Juin 2009)
On suit le héros à travers son périple initiatique au Vietnam
Le Courrier des Yvelines (juin 2009)
Si l'on a envie de découvrir l'extreme-orient avec un beau roman d'été, c'est l'histoire idéale. L'intrigue se découvre peu à peu comme un conte qui mettrait en scène un jeune adulte un peu fragile.
Paris Normandie (juin 2009)
C'est à la FNAC que Corinne Javelaud viendra au devant du public Genevois avec ses deux romans "Venise aux deux visages" et "L'appel des rizières" parus chez Dorval Editions.
La Tribune de Genève (juillet 2009)
Le roman est agréablement ponctué de références aux écrits du grand Maître Lao-Tseu
Ouest France (juillet 2009)
Invitation au voyage, au dépaysement autant qu'à la reflexion
Le Courrier des deux rives (juillet 2009)
L'histoire se déroule entre Hué et la baie d'Along, un jeune vietnamien élevé en occident qui repart sur le chemin de ses racines, le roman est passionant, plein de petits détails sur la culture, les mythes
à découvrir sans hésiter
Le routard.com (juillet 2009)
C'est une mystérieuse quête en baie d'Halong qui est plus que jamais d'actualité dans un monde où nul ne peut vivre sans racines.
Le populaire du Centre (Août 2009)
Une quête : Celle du héros, élevé en occident qui ne connait pas sa famille biologique, il part sur ses traces au Vietnam. Le lecteur l'accompagne dans ses rencontres, son périple fait découvrir un pays fascinant, on y apprend  le mode de vie, la réalité de ce peuple d'Asie.
femme actuelle (Août 2009)

Ce roman est à la fois une histoire forte et une quête individuelle dans un contexte très exotique. La fabuleuse baie d’Along n’est jamais loin des personnages principaux de cette histoire passionnante …
P. Goudé  (France 3)






Pour le commander en ligne chez l'éditeur
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Interview FB Haute Normandie
Août 2009



De la Baie d'Halong à la ville mythique de Hoï An












1

Feeling
Sensation

Dans une ville appelée Hôi An, près du pont japonais, se tient l’une de ces anciennes maisons où le thé au lotus a la couleur de l’ambre. L’attention de Than, ce visiteur de nulle part, est d’abord attirée par des pipes à eau en os de buffle, enveloppées de vapeurs d’encens. En pénétrant dans ce lieu façonné de petites lanternes en soie, de sculptures, de divinités et d’objets laqués, le jeune homme, un peu perdu comme on peut l’être après un long voyage, se montre subitement attentif et fasciné. Lorsque, sans rompre le calme absolu, le maître de maison apparaît, claudiquant au milieu de la pièce, il sait d’instinct que ce dernier pourra tout lui enseigner sur les plantes médicinales, le thé ou les noix d’arec.
De loin, le patriarche avait observé le jeune éphèbe au profil harmonieux. Le lobe droit de son oreille curieusement avorté modifiait à peine la pureté des lignes. À la façon dont Than étudiait les figurines de la maison, il lui parut recueilli et admiratif du bois sculpté d’où émanaient l’amour de la nature et la vie paisible des Anciens.
C’était une maison que le doyen avait accepté de convertir à la visite, en suivant la politique gouvernementale du patrimoine protégé.
Quelque chose d’instinctif poussa le maître, habituellement d’un naturel circonspect, à engager la conversation avec le nouveau venu. Un détail, une façon de prolonger son regard sur les broderies de soie, une lenteur née d’un mystère avaient suscité l’attention de l’aîné et lui avait plu...
 
Corinne Javelaud

        

Préface du livre...


Le jeune héros vietnamien que Corinne Javelaud suit aujourd'hui à la trace dans son beau récit initiatique, L'appel des rizières, appartient à ces êtres qui se questionnent sur le mystère de leurs origines inconnues sans même se demander ce qu'ils seraient devenus s'ils avaient grandi à l'orphelinat.
Certes, il s'agit de fiction mais on va le voir dans ce livre, l'histoire de Than, petit être en filigrane adopté dans un désir de maternité du dernier recours à l'âge de quelques mois, épouse les mythes. La famille qui le recueille, en lui cachant trop longtemps la vérité, lui interdit de recoller le berceau morcelé car, bien évidemment, Than ne conserve aucun souvenir de son arrivée dans ce nulle part (est-ce la France ? on l'imagine), pas plus qu'il ne sait quoi que ce soit de sa lointaine famille biologique.
Cette trop longue attente des explications va augmenter l'exigence qui, très vite, le hante: aller puiser à la source pour trouver la réponse. Démarche légitime, à 25 ans, bien qu'étranger aux nouveaux codes qui vont se présenter à lui, il part donc pour le Vietnam sans même imaginer qu'il ne puisse pas s'intégrer dans l'image et la culture de son vrai pays, allant jusqu'à préférer découvrir un sombre passé plutôt que de continuer son chemin dans l'ignorance.
Le jour où il détiendra la réponse devra-t-il repartir ? S'il restait, ne deviendrait-il pas étranger sur son propre sol ? C'est la question posée à la fin d'une intrigue psychologique remarquablement construite par cette jeune femme auteur dont nous connaissions déjà la sensibilité et la force des sentiments en même temps que le classicisme d'un style poétique et précieux.
Outre la qualité de l'ouvrage, d'autres dimensions toucheront le lecteur, sur la quête de soi d'abord mais aussi sur le rayonnement de la force et du pouvoir personnel ponctué de références à Lao-Tseu. Dès l'adolescence, Than a puisé dans les écrits du vieux sage légendaire du taoisme, contemporain de Confucius IV siècles avant J-C, une spiritualité où les dieux comptent moins que les maîtres à penser et bien loin de nos utopiques réalités occidentales.

Il est enfin une facette de l'auteur que le lecteur appréciera. Grande voyageuse, Corinne Javelaud connaît le Sud-Est Asiatique jusqu'à la moindre vapeur d'encens ou broderie de soie. Elle en apprécie les sculptures laquées et les divinités, sait en goûter les fruits du dragon, sait admirer les fleurs blanches du frangipanier autant que les sampans glissants sur les eaux saumâtres les nuits de pleine lune, bref, en un mot comme en cent, elle connaît le Vietnam jusqu'au plus profond de l'âme des anciens. Non seulement elle l'aime ce pays mais elle sait incomparablement nous le faire aimer. Ceux qui, comme moi, ont aussi connu les rizières indochinoises s'imprègnent une nouvelle fois, grâce à elle, de la mélancolique musique de leurs eaux dormantes.
Au point que je me demande si Corinne Javelaud ne serait pas une fille de la lumière comme une autre.

Bernard Gourbin
Président de l'Académie des Sciences,
Arts et Belles Lettres de Caen

 émission "C'est à lire"

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